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[Mavilyly] Les petites victoires de Yvon Roy

Les petites victoires

Résumé:

Confronté comme bien des parents au choc d’un diagnostic d’autisme, le Québecois Yvon Roy retrace dans un récit sensible son combat au côté de son enfant. Il dresse de cette intense relation père-fils un portrait bouleversant.

 

Mon avis:

Ils sont très très rares les coups de coeur pour les graphiques chez moi mais Les petites victoires de Yvon Roy en fait partie.

Cette bande dessinée nous parle d’autisme. D’un père face à l’autisme de son fils. D’un père qui va s’effondrer lors de l’annonce, qui va tomber très bas pour enfin mettre un coup de pied à sa vie. D’un père qui va tout faire pour faire sortir son fils de sa coquille. D’un père qui s’en fiche si ce qu’il fait est prescrit par les médecins. D’un père qui aime son fils plus que tout, qui est prêt à tout pour lui et qui va arriver à faire des miracles!

J’ai adoré cette lecture car elle change beaucoup de toutes celles – et elles sont nombreuses – que j’ai pu faire sur le sujet. D’habitude nous avons un témoignage qui tourne, souvent, à la guerre contre le système et les corps médical et social. Attention, je ne dis pas que c’est surenchéri parce que le parcours de ces malades et leurs familles est extrêmement compliqué, je le sais, mais là on est face à autre chose et j’ai aimé. Dans ce graphique, Yvon Roy n’y a mis quasiment que de la positivité.

Il y a le début avec l’annonce du verdict et l’acceptation de celui-ci qui est un peu plus sombre mais après, l’auteur/dessinateur ne nous parle que de ce qu’il met en place pour son fils et surtout toutes ces réussites, au petit. Durant toute ma lecture, j’ai réellement ressenti toute la douceur, la tendresse et l’amour qui unissent ce père à son fils.

On est très loin du pathos et du drame dans ce témoignage et ça fait du bien.

Les dessins sont beaux, l’histoire est magnifique, je vous encourage tous à lire cette bande dessinée qui vaut vraiment son pesant d’or. Il faut que je me l’achète car je prendrais plaisir à la relire plusieurs fois.

 

Ma note:

PlumePlumePlumePlumePlumecoup_de_coeur

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[Mavilyly] Le chat et l’enfant qui ne parlait pas de Jayne Dillon

Le chat et l'enfant qui ne parlait pas

Résumé:

Lorcan a sept ans lorsque sa mère l’entend dire « Je t’aime » pour la première fois. Mais ces paroles ne lui sont pas destinées, elles sont pour Jessi, le chat de la famille. Lorcan est autiste, atteint du syndrome d’Asperger. Incapable d’exprimer ses sentiments, il ne prononce jamais un mot quand il est en public ou quand l’émotion est forte. Mais les choses commencent à changer avec l’arrivée de Jessi. A force de le caresser et de lui dire à quel point il l’aime, Lorcan évolue peu à peu. Ce livre est le récit de cette formidable évolution, de cette renaissance. Il raconte l’histoire vraie d’un enfant qui a commencé à se connecter au monde grâce à un chat. Et dont la vie a été transformée à tout jamais. La formidable histoire entre un chat et un petit garçon autiste.

 

Mon avis:

J’aime revenir de temps en temps à ces lectures qui m’ont très longtemps accompagnées, plus que la fiction d’ailleurs. J’aime surtout ces témoignages qui m’apprennent des choses sur une maladie, une condition de vie ect… Le chat et l’enfant qui ne parlait pas me promettait un récit sur l’autisme, maladie qui m’intéresse et m’intrigue particulièrement!

C’est toujours difficile de dire d’un témoignage si on a aimé ou non car on peut avoir l’impression de juger la vie des personnes mais je préfère prendre du recul pour pouvoir vous en parler et c’est tout de suite plus facile.

Avec le livre de Jayne Dillon, on apprend énormément de choses et j’ai apprécié cela malheureusement, je dirais que ce n’est pas sur l’autisme qu’est centré le témoignage mais sur le mutisme sélectif. Alors j’ai trouvé cela très intéressant car on évoque peu ce blocage du langage mais j’ai été un peu perturbée par cette fausse information que j’avais.

Une fois cette « déception » avalée, je me suis véritablement plongée dans la lecture car ce syndrome de mutisme sélectif est vraiment peu connu et est même souvent pas diagnostiqué parce que l’on préfère dire que les enfants sont têtus et décident de vivre avec ce blocage.

C’est un très beau témoignage que cette maman nous livre qui doit faire du bien à lire lorsque l’on est confronté à cet handicap et que l’entourage ne nous comprend pas.

Pour moi, Le chat et l’enfant qui ne parlait pas fait son boulot, il nous renseigne et développe une maladie peu connue mais j’aurais aimé que la couverture et le résumé ne nous trompent pas sur cette maladie bien qu’il est question aussi d’autisme dans ce livre, ce n’est pas le combat premier de Lorcan et sa famille…

 

Ma note:

PlumePlumePlumePlumePlume

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[Mavilyly] Moi l’enfant autiste de Judy et Sean Barron

moi-lenfant-autiste

Résumé:

Enfant, Sean Barron semble normal. Certes, il crie souvent, déteste être pris dans les bras ; aux yeux de ses parents, c’est un mauvais cap à passer. Mais plus il grandit, plus son comportement devient difficile, incontrôlable. La vérité éclate, brutale : Sean est autiste. Grâce à leur amour, leur compréhension, leur patience, ses parents réussissent enfin à établir un lien avec lui. Un nouveau Sean naît alors. Il nous raconte les années que cette mystérieuse maladie lui a volées. Il se souvient de tout : la fureur, les obsessions, l’isolement terrifiant, le désir désespéré de s’en sortir… Récit à deux voix : celle d’une mère qui veut comprendre le sentiment autodestructeur de son enfant, celle d’un petit garçon miraculeusement échappé des affres de l’autisme.

Mon avis:

Livre qui a été écrit pour retracer la vie face à l’autisme d’une famille dans les années 60 aux Etats-unis. Comme j’ai pu vous le dire sur facebook, l’autisme est une maladie, un état qui m’a toujours intéressé et pour lequel j’ai envie de comprendre. Et ce qui m’a surpris lorsque j’ai lu ce témoignage, c’est que finalement, on a pas tant avancé que ça. On le diagnostique plus facilement de nos jours mais la suite n’a pas beaucoup évolué pour les parents.

Le plus grand intérêt de ce récit, c’est l’alternance des deux points de vue. Celui de Judy, la mère, qui est complètement désemparée face à cet enfant qu’elle ne comprend pas et avec qui elle n’arrive pas à communiquer. Et celui de Sean, le fils autisme, qui ne comprend pas ce qu’on lui reproche, qui essaye de bien faire sans y arriver. C’est la première fois que j’ai ces deux points de vue dans un même livre et c’est vraiment bien fait.

Bien sur, il est plus facile de s’identifier à Judy mais les mots de Sean nous permettent de ne pas oublier que les malheureux ne sont pas seulement ceux qui entourent les malades, il ne faut pas les oublier eux aussi.

Ensuite, il est très intéressant de voir le combat de ses parents pour leur fils et le nombre de portes qui leur sont claquées au nez juste parce qu’ils ne voulaient pas suivre aveuglément ce qu’on leur disait. On comprend très vite que c’est perturbant d’avoir un nombre incalculable de discours soi-disant miraculeux et qui pourtant ne fonctionnent pas. J’ai vraiment été mal à l’aise lors de ma lecture par certains propos de médecin et autre avec, surtout, cette remise en cause de la mère et de son amour. J’essayais de me mettre en tête que c’est des faits qui se sont passés il y a 50 ans mais est-ce plus facile de nos jours? Le discours est-il moins culpabilisant? Je n’en suis pas sûre après avoir lu il y a quelque temps Le voleur de brosse à dent d’Eglantine Eméyé.

Par tous les cas, si les maladies tel que l’autisme vous intéresse, je vous conseille cette lecture riche et bien complète.

Ma note:

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