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[Mavilyly] Famille recomposée: l’envers du décor de Anne Chaplin

Famille recomposée l'envers du décor
Editeur: Librinova
Nombre de pages: 197 pages
Prix: 12.90 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

« Une connaissance m’avait vivement mis en garde et incitée à y réfléchir à deux fois : cette nouvelle étape de ma vie, que j’attendais avec joie, allait signer à coup sûr mon malheur. »

Anne est heureuse. Elle va enfin s’installer avec celui qu’elle aime, Benoît, et offrir à sa fille de 5 ans, Alice, une grande et belle famille. En effet, Benoît a lui aussi deux enfants, c’est donc le début d’une aventure, celle de la famille recomposée. Mais même avec la meilleure volonté du monde, la vie dans une telle famille n’est pas un long fleuve tranquille. Les différentes méthodes d’éducation, la relation avec les beaux-enfants, l’influence de la mère biologique, sont autant d’obstacles qui paralysent la nouvelle vie d’Anne. La peur, la colère ou encore la jalousie deviennent des sentiments du quotidien. Mais Anne n’est pas femme à baisser les bras. Elle analyse chaque scène de sa vie chaotique pour en comprendre les causes. Année après année, elle tente toutes sortes d’approches pour mieux trouver sa place. Trouvera-t-elle la clé du bonheur familial ?

Loin des images idylliques présentées dans les magazines, l’auteur met en lumière l’envers du décor de ces nouvelles familles. Véritable plaidoyer pour les beaux-parents, son récit est aussi un témoignage de soutien pour tous ceux qui s’engagent dans cette aventure.

 

Mon avis:

Lorsque j’ai vu ce roman sur NetGalley  que je remercie grandement pour l’envoi tout comme les éditions Librinova, j’ai eu très envie de le lire car j’ai vécu une grande partie de ma vie dans une famille recomposée et mon rapport avec ma belle-mère n’a pas du tout été simple donc cela m’intéressait.

J’ai fortement apprécié cette lecture qui met un peu les choses à plat, qui m’a ouvert les yeux sur certaines choses et qui fait du bien dans un sens, où je me suis dit que finalement il n’y a pas que chez nous que c’était pas simple. Bien que je le savais un peu quand même ^^.

Etant enfant et adolescente, jamais il ne me serait venu à l’idée de me mettre à la place de ma belle-mère, je ne l’aimais pas point barre. Maintenant que je suis adulte, je ne cautionne pas tout ce qu’il s’est passé mais de l’eau a coulé sous les ponts et sans accepter, on vit avec. Avec ce témoignage, je me suis rendu compte que pour les nouvelles compagnes ou nouveaux compagnons des parents c’est loin d’être simple aussi. Ce n’est pas une grande révélation mais avec ces moments concrets racontés par Anne Chaplin les choses sont plus réelles, plus véritables.

J’ai été un peu déçue de n’avoir la version seule de Anne Chaplin, et donc de la belle-mère. Alors bien sur, c’est elle qui écrit et qui avait besoin de parler de tout cela mais j’aurais trouvé intéressant d’avoir au moins une petite page écrite par les autres membres de la famille et avoir leur ressenti global sur la situation. En soit ce n’est pas un défaut majeur mais cela aurait apporté quelque chose en plus au roman à mon sens.

La famille recomposée est aujourd’hui un format de famille très courant et je pense que ce genre d’écrit permet pour certains de se rassurer, d’autre de relativiser ou encore seulement s’informer. Il est bien fait, pas moralisateur, ni tire-larmes. L’auteur y met ses ressentis et ses sentiments mais ils ne prennent pas toute la place. On sent une certaines objectivité dans les faits relatés.

Bref, j’ai été enchantée de découvrir cet ouvrage qui a ses petits défauts mais qui mérite d’exister.

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[Mavilyly] Les mots qu’on ne me dit pas de Véronique Poulain

Les mots qu'on ne me dit pas
Editeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 156 pages
Prix: 6.49 euros
Année de parution: 2015

 

Résumé:

« “ Salut, bande d’enculés ! ” C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. “ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. » Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte. Son père, sourd-muet. Sa mère, sourde-muette. L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot. Le quotidien. Les sorties. Les vacances. Le sexe. D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie. D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

 

Mon avis:

Un petit livre autobiographique qui piquait vraiment ma curiosité. Il était le premier que je lisais sur le handicap de la surdité et j’aime apprendre toujours un peu plus sur les gens. Je trouvais aussi intéressant d’avoir le point de vue non pas de la personne touchée par le handicap mais celui de quelqu’un de l’entourage.

Malheureusement, je ressors extrêmement déçue de ce très court récit. Je trouve que l’auteur survole très largement les choses. Lorsque j’ai fini cette lecture, je me suis dit « Oui et??? ». Les mots vont peut-être être durs pour certains mais je ne vois pas l’intérêt de cette lecture ni ce que l’auteur a voulu faire avec son récit. Je trouve dommage d’aborder un sujet si important mais de pas prendre le temps d’aller au fond des choses…

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[Mavilyly] Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Le pianiste
Editeur: France Loisirs
Nombre de pages: 265 pages
Prix: 18,5 euros
Année de parution: 2001

 

Résumé:

Septembre 1939. L’invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d’un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au coeur de la ville. Là, il va subir l’horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l’enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire alliée…

 

Mon avis:

Il me semble avoir récupérer ce livre chez mon oncle grand lecteur lui aussi. Ensuite, je l’ai sorti de ma Pal pour le challenge Le Scrabble Littéraire que je fais sur Livraddict (en ce moment les challenges ça y va mais ils sont sans prises de tête donc ça me va ^^). Je partais dans cette lecture sans appréhension, ni attente particulière juste envie de découvrir encore un peu plus l’Histoire de cette Seconde Guerre Mondiale. Car oui bien sûr j’avais déjà entendu parler du ghetto de Varsovie mais il me semble pas l’avoir approfondi à l’école donc mes connaissances étaient vraiment minimes…

Forcément, j’ai appris plein de choses et j’ai surtout aussi été attristée parce que ces juifs polonais ont vécu eux aussi lors de cette guerre et ce génocide. Malheureusement à force d’en lire et de se renseigner, on se blinde un peu et on est moins touché par es récits. Ce n’est pas pour autant que ce texte est mauvais au contraire. Je pense que j’ai moins ressenti les choses aussi car l’auteur met beaucoup de distance et de détachement lorsque il écrit son histoire. Au début cela m’a fait bizarre puis finalement, je me suis dit que c’était intéressant aussi de vivre les faits sans trop d’émotions et de sentiments qui s’y mêlent… Et puis à la toute fin du texte, le fils de l’auteur qui est à l’initiative de cette réédition explique que Wladyslaw Szpilman a écrit ce récit dès la fin de son calvaire donc encore un peu sous le choc et sans prise de recul, ce qui explique sûrement ce détachement.

Pour autant la lecture de ce roman est très fluide, simple et très intéressante. Le pianiste est une histoire connue et reconnue, elle a même été produite en film donc je suis contente de l’avoir découverte et aimée.

 

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[Mavilyly] Chère Mamie de Virginie Grimaldi

Chère mamie
Editeur: Livre de poche
Nombre de pages: 231 pages
Prix: 5 euros
Année de parution: 2018

Résumé:

Des chroniques de voyages délirantes, présentées sous forme de cartes postales adressées par la narratrice à sa grand-mère.

 

Mon avis:

Un avis assez rapide sur ce recueil de « cartes postales » que l’auteur envoie à ses grands-parents au fil ses voyages.

J’ai bien rit en le lisant et je trouve très agréable toutes les photos qui ponctuent les aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres que vit Virginie Grimaldi. Une chose est sûr elle ne s’ennuie pas. Et nous non plus.

Et point bonus pour le choix qu’elle a fait de reverser les bénéfices de ce livre pour l’association C’est que du bonheur!

 

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[Mavilyly] Le tatoueur d’Auschwitz d’Heather Morris

Le tatoueur d'Auschwitz
Editeur: France Loisirs
Nombre de pages: 288 pages
Prix: 14.50 euros
Année de parution: 2019

Résumé:

L’histoire vraie de Lale Solokov, Juif chargé de tatouer les femmes arrivant à Auschwitz. C’est ainsi qu’il rencontre Gita et en tombe amoureux. Ensemble, ils partagent des moments volés au coeur de l’horreur, sans jamais perdre l’espoir d’être réunis à leur sortie du camp.

Mon avis:

Un livre sorti de la pal quasiment aussitôt après l’avoir acheté grâce à StorieBooks qui m’a proposé une LC dessus.

Je suis vraiment contente de m’être laissée tenter par ce roman car c’est un très très bon roman pour moi. On est face à un témoignage retranscris par un journaliste. Mais Heather Morris a réussi à me faire oublier que ce n’était pas Lale qui écrivait directement.

Lale et Gina se rencontre et ont un coup de foudre. Rien de bien surprenant pour une histoire d’amour sauf que le contexte ne le permet pas vraiment. En effet, ils sont tous les deux retenus dans le camps d’Auschwitz donc question intimité et romantisme, on est pas au top. Mais encore une fois, l’auteur arrive avec beaucoup de pudeur à nous transmettre cette amour dans ce milieu si cruel.

C’est un roman touchant, rempli d’espoir mais qui n’aspire pas à faire pleurer le lecteur. J’ai eu les larmes aux yeux forcément parce que je suis comme ça mais on sent bien que ce n’est pas la volonté des narrateurs.

Je suis peut-être naïve mais grâce à ce roman, j’ai appris que les juifs dans les camps pouvaient « collaborer » avec leurs gardiens. Je mets collaborer entre guillemet car on ne leur laissait pas vraiment le choix non plus. Mais malgré tout, certains que Lale travaillait en direct avec les matons et du coup avait des avantages et une voix plus forte que les autres. C’était intéressant de voir de quelle façon, il s’en servait, pour lui ou pour les autres. Je ne pensais pas que des déportés arrivaient ainsi à se démarquer et pouvaient grâce à ds actes ou des demandes particulières rendre la vie de tous les jours un tout petit peu plus facile.

Mon seul petit bémol sur ce roman, c’est la fin. J’ai aimé que l’auteur nous parle de la vie après Auschwitz mais j’aurais aimé que cela aille moins vite et qu’on y passe plus de temps. Mais bon je comprends que ce n’est pas forcément le sujet du récit.

Bref une très bonne lecture que je conseille, particulièrement aux férus d’Histoire.

 

 

Vous verrez un petit changement sur nos articles avis de livres. Avec Storiebooks nous avons décidé (suite à l’article de Valou Un temps pour elle) de ne plus noter les romans. On y mettra seulement la mention coup de coeur si c’est le cas mais vous ne verrez plus nos petites plumes à la fin des articles.
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Gobi & Moi de Léonard Dion [Storiebooks]

dion

 

Éditeur : Editions HarperCollins
Nombre de pages : 296 pages
Prix : 18 euros
Date de Parution : 3 Avril 2019
Disponible en E-book

 

Résumé :

Coureur marathonien de l’extrême, Dion Leonard s’apprête à participer à une course d’endurance de 250 kilomètres au cœur des terres sauvages du désert de Gobi, en Chine. Une course redoutable, éprouvante. Le deuxième jour de l’épreuve, un petit chien se mêle aux coureurs sur la ligne de départ. Il semble avoir jeté son dévolu sur Dion, bien décidé à le suivre à chaque étape de la course…
Dion n’a pas du tout l’intention de courir ce marathon en binôme. Et pourtant, comment résister à cette petite boule de poils, endurante et courageuse, et qui ne le lâche pas d’une semelle ?

 

Mon avis :

J’ai lu ce livre grâce à NetGalley et je les remercie infiniment !

Dans ce livre, on fait la connaissance de Dion un coureur marathonien, de son épouse, mais surtout de Gobi, et franchement, j’ai complètement craqué pour cette petit boule de poil ❤

Ce roman est un pur témoignage d’amour que l’homme peut avoir pour son chien (le fidèle amie de l’homme), mais là cet amour est encore plus fort que l’on ne pourrait le croire, car malgré, les diverses situations que Gobi et Dion vont rencontrés, les péripéties, la distance, rien n’est plus fort que leur amour !

J’ai été très heureuse de faire leur connaissance, je ne pratique pas la course à pied, car je n’aime pas, mais j’ai passé un délicieux moment de lecture et ce témoignage est rempli d’amour, de Gobi envers Dion, de Dion envers Gobi, mais de nombreuses personnes qui les ont aidés !

Alors si vous avez envie de savoir, si Gobi va finir des jours heureux auprès de Dion, je vous conseille vivement de lire ce magnifique roman, qui vous touchera, comme il a su me toucher !

 

 

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[Mavilyly] Merci maîtresse! : »De rien, c’est mon job. » d’Anouk. F

Merci maîtresse
Editeur: Cherche midi
Nombre de pages: 256 pages
Prix: 17 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

C’est l’histoire de Carla, qui est venue et qui a dû repartir. Trop vite.
C’est l’histoire de Martim, qui aurait préféré ne pas être là, avec nous.
C’est aussi celle d’Habib, qui espère chaque matin qu’il y aura sport aujourd’hui.
C’est l’histoire de Valentine et de son papa.
D’Adriano et de la quiche qu’il a vomie sur sa dictée ce matin.
De Timéo, qui n’avait pas de chat mais des griffures quand même.
De la corde de Laurence, la directrice, sur laquelle on a un peu trop tiré.
C’est leur histoire à tous.
Et la mienne, aussi.
L’histoire de mon école, de notre école. Et de la vôtre aussi, sûrement.

 

Mon avis:

Encore une lecture que j’ai pu faire grâce au site Netgalley et aux éditions du Cherche midi que je remercie grandement.

Merci maîtresse: « De rien c’est mon job. » est un témoignage simple mais efficace. Anouk F. nous raconte son quotidien d’institutrice dans une classe d’une zone prioritaire (j’ai un doute en le disant mais je crois quand même ^^) en tous les cas avec des élèves qui n’ont pas un parcours linéaire.

Sans faire attention plus que ça aux particularités de ces enfants qui pour moi ne reste que des enfants, j’ai trouvé très intéressant le retour de cette maîtresse sur son quotidien. Finalement on les côtoie tous les jours, ces femmes et ces hommes, mais on ne sait pas ce qu’ils vivent entourés de nos petites têtes blondes.

Je l’ai tellement apprécié qu’une fois commencé, je n’ai pas pu le reposer jusqu’à la dernière page. Ce n’est pourtant pas le récit du siècle mais il est bien écrit, il est vrai et j’aime me plonger dans ces vies que je ne vivrais jamais.

On sent qu’Anouk F. ne désire que nous transmettre son quotidien, on ne ressent aucun message, aucunes revendications dans son récit juste un témoignage d’une vie.

Bref, une bonne lecture qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui mérite amplement d’être lue.

 

Ma note:

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