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[Mavilyly] Dans l’enfer des tournantes de Samira Belill

Dans l'enfer des tournantes

Editeur: Folio documents
Nombre de pages: 307 pages
Prix: 5.70 euros
Année de parution: 2003

 

Résumé:

Samira Bellil est une rescapée. Adolescente, elle a été victime de plusieurs viols collectifs que l’on nomme aujourd’hui des  » tournantes « . Rongée par la culpabilité et le dégoût, détruite par l’ostracisme de sa famille et les rumeurs dans son quartier, elle se réfugie dans la drogue et l’alcool. Sa fausse gaieté cache difficilement une plaie à vif. Les coups, les insultes, les cris, la violence gratuite deviennent son mode d’expression. Peu à peu, elle détruit sa jeunesse en renvoyant à la société les violences qu’elle a subies. Son témoignage coup de poing dévoile la violence sexuelle qui s’est instituée et banalisée dans des cités et des banlieues où tout se réduit à des rapports de forces et de domination. Dans un tel environnement, la torture que subissent les filles est non seulement physique mais également morale : réputation brisée, honte et humiliation sont leur lot quotidien. Revenue de cet enfer, Samira a réussi un rétablissement exemplaire. Ce livre, qui intervient au terme d’une longue thérapie, est pour elle le moyen de laisser une trace de son histoire et de venir en aide à ses  » frangines « , victimes, comme elle, du pire des crimes. C’est aussi une formidable preuve de courage : rares sont les mineures violées à porter plainte et à pouvoir affronter le regard d’autrui. Pour briser la loi du silence.

 

Mon avis:

Je continues dans ma liquidation de mes vieux livres 😁.

Je lisais énormément de témoignages mais moins depuis que je me suis ouvert à tous les genres littéraires… Pour autant, j’aime y revenir de temps en temps.

J’ai bien aimé ma lecture de celui-ci qui est comme souvent avec les vécus, choquant, révoltant et nous fait beaucoup relativiser sur ce que nous vivons. On apprend beaucoup de chose avec cette lecture et niveau document il est top.

J’ai eu un peu plus de mal avec Samira. Je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie pour elle, elle est restée très lointaine de moi donc cela ne sera pas un excellent témoignage où j’ai ressenti beaucoup d’émotions mais tout de même la lecture a été très intéressante!

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Assia, Mama est là de Meriam Rhaiem [Storiebooks]

Assia mama est la

 

Éditeur : Editions Michel Lafon
Nombre de Pages : 172 Pages
Prix : 16.95 euros
Date de Parution : 16 Avril 2015

 

Résumé :

 » Ceci est un livre pour toi, mon Assia. Quand tu seras grande, il faudra que tu saches. Que tu saches que tu ne vois pas ton père car celui-ci a choisi la voie de la déraison, et que je ne peux vivre sans toi.  » Meriam s’est séparée de son mari en 2012. Celui-ci a été embrigadé par le Front al-Nosra, groupe djihadiste en lutte contre le régime de Bachar al-Assad. Elle l’a vu se radicaliser et embrasser les idéaux d’un islam extrémiste qui rejette sa position de femme et surtout exclut sa fille de son enfance : Assia ne doit pas jouer avec les autres enfants ni écouter de musique, quant à Meriam, elle est une mécréante car elle veut conduire et travailler. Cette histoire de séparation aurait pu se limiter à des questions d’organisation de garde alternée, mais l’esprit du djihad en veut plus. Le père d’Assia l’emmène loin de sa mère sur une terre d’insécurité :  » Je préfère qu’Assia meure en martyre plutôt qu’elle revienne en France « , annonce-t-il un jour à Meriam au téléphone alors qu’elle entend en arrière-plan les pleurs de sa fille l’implorant :  » Mama, mama !  » Vivre sans Assia, ce n’est pas vivre. Quitte à perdre la vie, autant que ce soit pour une cause qui en vaut la peine. Fin août, Meriam décide, sans l’aide des autorités, de partir chercher son enfant. En dépit des mises en garde des autorités françaises sur la dangerosité d’un tel périple, elle se rend finalement avec son frère en Turquie où elle réussit à convaincre son ex-mari de la rencontrer dans un hôtel à Hatay, près de la frontière syrienne. Le 2 septembre, les autorités turques rendent Assia à sa mère. Elles ont rejoint toutes les deux le sol français.

 

Mon avis :

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Ombeline et nous avons passé un bon moment de lecture !

Pour être honnête, c’est un livre qui me faisait peur, je ne saurais pas vous dire pourquoi, mais j’appréhendais ma lecture. Mais au final, je l’ai lu.

Alors, est-ce que j’ai aimé, ben je ne vais pas dire ça, car ici, on vit l’enlèvement d’un enfant par son père et emmené en Syrie. Je ne peux qu’imaginer l’angoisse de cette mère, mais j’aurais juste aimé ne pas ressentir que sa colère, j’aurais peut-être aimé avoir une histoire un peu comme dans « Jamais sans ma fille », soit, ici, ce n’est pas le cas !

Heureusement, l’histoire finit bien, mais là, où je comprends beaucoup sa colère, c’est le silence de l’état, pourquoi ne pas avoir aider cette mère, pourquoi tant de silence ?

En tout cas, c’est un témoignage à lire, et si vous aimez lire des témoignages allez-y.

 

Bonne lecture à tous 🙂

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[Mavilyly] Assia mama est la de Meriam Rhaiem

Assia mama est la

Editeur: Michel Lafon
Nombre de pages: 172 pages
Prix: 16.95 euros
Année de parution: 2015

 

Résumé:

 » Ceci est un livre pour toi, mon Assia. Quand tu seras grande, il faudra que tu saches. Que tu saches que tu ne vois pas ton père car celui-ci a choisi la voie de la déraison, et que je ne peux vivre sans toi.  » Meriam s’est séparée de son mari en 2012. Celui-ci a été embrigadé par le Front al-Nosra, groupe djihadiste en lutte contre le régime de Bachar al-Assad. Elle l’a vu se radicaliser et embrasser les idéaux d’un islam extrémiste qui rejette sa position de femme et surtout exclut sa fille de son enfance : Assia ne doit pas jouer avec les autres enfants ni écouter de musique, quant à Meriam, elle est une mécréante car elle veut conduire et travailler. Cette histoire de séparation aurait pu se limiter à des questions d’organisation de garde alternée, mais l’esprit du djihad en veut plus. Le père d’Assia l’emmène loin de sa mère sur une terre d’insécurité :  » Je préfère qu’Assia meure en martyre plutôt qu’elle revienne en France « , annonce-t-il un jour à Meriam au téléphone alors qu’elle entend en arrière-plan les pleurs de sa fille l’implorant :  » Mama, mama !  » Vivre sans Assia, ce n’est pas vivre. Quitte à perdre la vie, autant que ce soit pour une cause qui en vaut la peine. Fin août, Meriam décide, sans l’aide des autorités, de partir chercher son enfant. En dépit des mises en garde des autorités françaises sur la dangerosité d’un tel périple, elle se rend finalement avec son frère en Turquie où elle réussit à convaincre son ex-mari de la rencontrer dans un hôtel à Hatay, près de la frontière syrienne. Le 2 septembre, les autorités turques rendent Assia à sa mère. Elles ont rejoint toutes les deux le sol français.

 

Mon avis:

Je partais confiante dans cette lecture, c’est un genre que je lis moins mais qui a été mon chouchou pendant de longues années. La en plus il était question d’enfants donc pas beaucoup d’hésitation.

Malheureusement, ce fût un échec cuisant. Une grosse déception pour moi. Si ej ne l’avais pas lu en LC avec StorieBooks, je ne l’aurais pas fini et pourtant il est vraiment cour; 172 pages avec le dernier tiers qui n’est plus l’histoire mais des lettres, des docs pour étayer ses propos.

Je ne minimise pas ce qu’a vécu cette maman, cela doit être vraiment horrible et je ne le souhaite à personne mais lorsque je lis un témoignage, j’aime que la personne prenne suffisamment de recul pour garder un regard objectif et nous relate les événements sans que les émotions prennent le dessus. alors qu’ici, on sent clairement que l’auteur a écrit les lignes avec toute sa colère, avec un besoin de vengeance et de balancer les choses. C’est compréhensible mais cela gâche notre compréhension.

Tout va en plus très vite, on n’enchaîne les choses sans réellement savoir comment, rien n’est détaillé. Bref, une lecture vraiment pas terrible pour moi. Si le sujet vous intéresse, lisez plutôt Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody…

 

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[Mavilyly] Un automne à Madison de Hugo Chatel

Un automne à Madison L'histoire d'une GPA

Editeur: Publishroom Factory
Nombre de pages: 138 pages
Prix: 12 euros
Année de parution: 2020

 

Résumé:

« Un automne à Madison » est un récit autobiographique racontant le périple d’un couple d’hommes pour devenir parents. Coparentalité avortée, passage devant un juge d’instruction, mêlés malgré eux à une affaire explosive, ils finiront par faire le choix d’une GPA aux Etats-Unis, dans l’état rural du Wisconsin.

« Un automne à Madison », c’est l’histoire d’une famille qui va naître sous les yeux du lecteur, tout au long d’un parcours parsemé de belles rencontres. Dans ce récit, l’auteur affirme qu’il est nécessaire de légiférer au sujet d’une « GPA éthique » pour éviter les dérives engendrées par le désespoir.

« Un automne à Madison » est une histoire pleine de sensibilité qui invite le lecteur à réfléchir sur la notion de famille.

 

Mon avis:

Quand j’ai vu ce titre sur @netgalleyfrance, je me suis empressée de le demander. Le sujet de la GPA n’est pas ou très peu abordé dans la littérature, je voulais donc voir ce que cela donnait. Surtout qu’ici nous sommes face à un témoignage.

Je ne donnerais pas mon point de vue sur ce sujet voué aux débats mais que sur mon ressenti lors de la lecture. J’ai beaucoup aimé en apprendre sur ce thème, j’ai aimé la simplicité et l’authenticité de Hugo Chatel.

Malheureusement, je trouvais que ça allait trop vite, j’en voulais plus. C’est un récit écrit comme un journal mais j’aurais aimé que l’auteur s’appesantisse plus sur ce qu’il a vécu, ce qu’il a du mettre en place.

Malgré tout, cela m’a donné envie de lire d’autre chose sur ce thème donc si vous connaissez, je suis preneuse.

 

 

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[Mavilyly] Féminin Malher: Histoire d’une naissance prématurée… de Anne Malher

Histoire d'une naissance prématurée

Editeur: Pourpenser
Nombre de pages: 272 pages
Prix: 24 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

L’histoire d’Anne, Baptiste et Agathe est touchante, car elle peut nous arriver à toutes et tous.
Elle est à l’image de la vie, pleine de surprises, bonnes et moins bonnes, pleine de joie, de peurs,
de tristesse, de colère.
Ils ont vécu tout cela en concentré durant quelques semaines. La vie, la mort, l’espoir, la maladie, l’impensable, tout s’est mélangé, tout a été vécu intensément. Que l’on soit ou non concerné par la naissance prématurée, ces émotions nous les vivons, nous les
connaissons, nous les côtoyons. Alors, en nous parlant d’eux, Anne nous parle de nous.

 

Mon avis:

J’ai acheté ce roman illustré grâce à une campagne Ulule et je le regrette pas du tout. C’est un petit bijou dans la forme mais aussi dans le fond.

Ici l’auteur/illustratrice nous raconte un pan de sa vie qui a été semé d’embûches: la naissance de sa fille née prématurée. Un sujet rempli de beaucoup d’émotions forcément mais elles sont loin d’être toutes négatives. On ressent autant d’amour et d’espoir au fil des pages que de tristesse et de doutes. On se rend bien compte que les parents et enfants qui vivent ça, on besoin d’une force herculéenne et ça force l’admiration.

Comme je le disais c’est un roman illustré, les dessins sont plutôt simples au crayon noir, mais qui sont juste ce qu’il faut pour que l’on comprenne et vive les situations. Ils sont accompagnés de « tâches » de couleur qui apporte un vrai côté lumineux et apaise un peu le côté lourd de l’histoire.

J’ai vraiment aimé cette lecture qui est racontée à la base pour la petite fille née prématurée donc pas larmoyante juste réaliste et véridique. Beaucoup de pudeur et d’amour ressortent des pages.

J’ai aussi apprécié que la maman ne cache pas ses moments de faiblesse et les moments où elle a oublié cela apporte encore de la véracité à l’histoire.
Je vous recommande cette lecture que vous soyez touché ou non par ces naissances si particulières.

 

 

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[Mavilyly] Le voile de la peur de Samia Shariff

Le voile de la peur
Editeur: France Loisirs
Nombre de pages: 458 pages
Prix: 12.95 euros
Année de parution: 2006

 

Résumé:

Née en Algérie dans une riche famille musulmane pour qui la naissance d’une fille est une véritable malédiction, totalement dominée par son père, Samia se retrouve mariée de force à seize ans. Son époux la viole, la roue de coups, menace de la brûler vive. Elle mettra au monde six enfants dans cette atmosphère saturée de chantage et de peur. Afin de soustraire sa progéniture, surtout ses deux filles, à cette culture de soumission, Samia Shariff traversera frontière sur frontière, au gré des centres d’hébergement et de difficultés de toutes sortes, pour trouver enfin un havre de paix en France, puis au Canada. Le Voile de la peur : l’écho des souffrances de milliers de femmes dans le monde, qu’elles soient les otages de systèmes de pensée d’un autre âge ou simplement victimes de la violence masculine.

 

Mon avis:

Il y avait bien longtemps, j’ai l’impression que je n’avais pas lu un témoignage et pourtant c’est avec eux que j’ai vraiment commencé à lire. Tout particulièrement les témoignages sur le spays arabe, et la condition de la femme.

Il ets souvent difficile de dire qu’un témoignage est génial et que l’on a passé un excellent moment car ils racontent souvent des situations, des périodes de vie compliqué pour les auteurs. Avec Le voile de la peur, Samia Sharif nous relate des actes, des discours qui font froid dans le dos mais avec une sincérité et un recul très appréciable. On sent qu’elle écrit d’abord pour elle, pour sa propre thérapie. Elle n’appelle pas à la pitié ou à nous faire pleurer, juste nous raconter ce qu’a pu être le début de sa vie.

C’est un témoignage très bien écrit et qui plaira aux adeptes du genre.

 

 

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[Mavilyly] Tu verras maman, tu seras bien de Jean Arcelin

Tu verras maman, tu seras bien
Editeur: XO
Nombre de pages: 2019
Prix: 19.90 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

Pour la première fois, le directeur d’un EHPAD témoigne.

Pendant près de trois ans, Jean Arcelin a dirigé un EHPAD dans le sud de la France, avant de renoncer, épuisé par un trop-plein d’émotions et révolté par la faiblesse des moyens mis à sa disposition. Il a côtoyé le pire mais aussi le beau : l’existence de vieilles personnes isolées, le plus souvent sans visites, qui s’accrochent à la vie, se réconfortent, reconstituent des parcelles de bonheur.

Des femmes et des hommes qui l’ont ému aux larmes, l’ont fait rire aussi, et dont il raconte avec tendresse le quotidien.

En refermant ce livre, on pensera longtemps à cette vieille dame apeurée, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui vit une histoire d’amour magnifique avec un homme handicapé ; un homme qui lui dit pour la rassurer : « Je serai ta tête, tu seras mes jambes ! »

On s’insurgera surtout contre ces entreprises qui, par souci d’économie, laissent « nos vieux » trop souvent seuls, livrés à eux-mêmes faute de personnel, humiliés par le manque de soins et d’attention. « Comme si la société tout entière, affirme Jean Arcelin, voulait les enterrer vivants? »

Un récit tendre et glaçant.

En 2018, 1,4 million de Français étaient en situation de dépendance. Nous serons 5 millions en 2060.

En fin d’ouvrage, des conseils pour choisir un EHPAD et des solutions concrètes pour relever l’un des plus grands défis de nos sociétés vieillissantes.

 

Mon avis:

Je me rappelle que StorieBooks avait été extrêmement touchée par cet ouvrage et puis ma maman m’en a fait aussi l’éloge après l’avoir lu en une journée. Elles sont toutes deux professionnelles auprès de personnes âgées donc je comprends qu’il est particulièrement raisonné en elles.

Même si j’en lis moins, j’aime toujours autant ces récits qui nous parlent de ce monde où l’on vit sans en voir toutes ces facettes. Je connais très peu ce milieu de la gériatrie pourtant les propos relatés par Jean Arcelin m’ont parlé car je travaille avec les enfants et je pense que chaque professionnel travaillant avec l’humain est confronté aux problèmes évoqués par le roman, le financier qui suit pas, les moyens humains qui sont toujours trop peu, les batailles incessantes pour obtenir un si peu mais aussi ces moments magiques de rire, d’émotions, de lâcher prise…

Malgré que l’auteur ait décidé de modifier les noms des personnes, voire même d’en mixer deux pour n’en faire, on ressent toute sa sincérité et son envie de lever le voile sur le métier qu’il a exercé pendant 3 ans. Il ne cache rien, les failles, les incompréhensions, les aberrations mais aussi les relations entre les professionnels, entre les résidents et entre les résidents et professionnels. Bref ce que je veux dire par la, c’est qu’il ne se contente pas de balancer la misère et de revendiquer, il raconte son expérience dans sa globalité avec le mauvais mais aussi beaucoup de bon…

Forcément, c’est un ouvrage qui est dur, poignant et qui m’a noué le ventre à plusieurs reprise, je ne dirais pas le contraire. Cela fait peur car on sait que l’on sera tous confronté à cet état de dépendance – en tous les cas je l’espère – que ce soit pour nos parents, nos amis ou nous-même et après avoir lu ça, on se demande à quelle sauce on va être mangé surtout que l’on sait que malheureusement le monde ne va pas en s’arrangeant.

Je pense que Tu verras maman, tu seras bien mérite d’être lu par tous car c’est une vérité actuelle et il est important d’être informé au maximum sur ce que nos anciens vivent et ce qui nous attend sûrement. Et aussi toutes ces personnes qui se dévouent souvent beaucoup trop pour leur métier et qui y laisse une grande partie d’eux, il ne faut pas les oublier…

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[Mavilyly] Famille recomposée: l’envers du décor de Anne Chaplin

Famille recomposée l'envers du décor
Editeur: Librinova
Nombre de pages: 197 pages
Prix: 12.90 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

« Une connaissance m’avait vivement mis en garde et incitée à y réfléchir à deux fois : cette nouvelle étape de ma vie, que j’attendais avec joie, allait signer à coup sûr mon malheur. »

Anne est heureuse. Elle va enfin s’installer avec celui qu’elle aime, Benoît, et offrir à sa fille de 5 ans, Alice, une grande et belle famille. En effet, Benoît a lui aussi deux enfants, c’est donc le début d’une aventure, celle de la famille recomposée. Mais même avec la meilleure volonté du monde, la vie dans une telle famille n’est pas un long fleuve tranquille. Les différentes méthodes d’éducation, la relation avec les beaux-enfants, l’influence de la mère biologique, sont autant d’obstacles qui paralysent la nouvelle vie d’Anne. La peur, la colère ou encore la jalousie deviennent des sentiments du quotidien. Mais Anne n’est pas femme à baisser les bras. Elle analyse chaque scène de sa vie chaotique pour en comprendre les causes. Année après année, elle tente toutes sortes d’approches pour mieux trouver sa place. Trouvera-t-elle la clé du bonheur familial ?

Loin des images idylliques présentées dans les magazines, l’auteur met en lumière l’envers du décor de ces nouvelles familles. Véritable plaidoyer pour les beaux-parents, son récit est aussi un témoignage de soutien pour tous ceux qui s’engagent dans cette aventure.

 

Mon avis:

Lorsque j’ai vu ce roman sur NetGalley  que je remercie grandement pour l’envoi tout comme les éditions Librinova, j’ai eu très envie de le lire car j’ai vécu une grande partie de ma vie dans une famille recomposée et mon rapport avec ma belle-mère n’a pas du tout été simple donc cela m’intéressait.

J’ai fortement apprécié cette lecture qui met un peu les choses à plat, qui m’a ouvert les yeux sur certaines choses et qui fait du bien dans un sens, où je me suis dit que finalement il n’y a pas que chez nous que c’était pas simple. Bien que je le savais un peu quand même ^^.

Etant enfant et adolescente, jamais il ne me serait venu à l’idée de me mettre à la place de ma belle-mère, je ne l’aimais pas point barre. Maintenant que je suis adulte, je ne cautionne pas tout ce qu’il s’est passé mais de l’eau a coulé sous les ponts et sans accepter, on vit avec. Avec ce témoignage, je me suis rendu compte que pour les nouvelles compagnes ou nouveaux compagnons des parents c’est loin d’être simple aussi. Ce n’est pas une grande révélation mais avec ces moments concrets racontés par Anne Chaplin les choses sont plus réelles, plus véritables.

J’ai été un peu déçue de n’avoir la version seule de Anne Chaplin, et donc de la belle-mère. Alors bien sur, c’est elle qui écrit et qui avait besoin de parler de tout cela mais j’aurais trouvé intéressant d’avoir au moins une petite page écrite par les autres membres de la famille et avoir leur ressenti global sur la situation. En soit ce n’est pas un défaut majeur mais cela aurait apporté quelque chose en plus au roman à mon sens.

La famille recomposée est aujourd’hui un format de famille très courant et je pense que ce genre d’écrit permet pour certains de se rassurer, d’autre de relativiser ou encore seulement s’informer. Il est bien fait, pas moralisateur, ni tire-larmes. L’auteur y met ses ressentis et ses sentiments mais ils ne prennent pas toute la place. On sent une certaines objectivité dans les faits relatés.

Bref, j’ai été enchantée de découvrir cet ouvrage qui a ses petits défauts mais qui mérite d’exister.

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[Mavilyly] Les mots qu’on ne me dit pas de Véronique Poulain

Les mots qu'on ne me dit pas
Editeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 156 pages
Prix: 6.49 euros
Année de parution: 2015

 

Résumé:

« “ Salut, bande d’enculés ! ” C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. “ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. » Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte. Son père, sourd-muet. Sa mère, sourde-muette. L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot. Le quotidien. Les sorties. Les vacances. Le sexe. D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie. D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

 

Mon avis:

Un petit livre autobiographique qui piquait vraiment ma curiosité. Il était le premier que je lisais sur le handicap de la surdité et j’aime apprendre toujours un peu plus sur les gens. Je trouvais aussi intéressant d’avoir le point de vue non pas de la personne touchée par le handicap mais celui de quelqu’un de l’entourage.

Malheureusement, je ressors extrêmement déçue de ce très court récit. Je trouve que l’auteur survole très largement les choses. Lorsque j’ai fini cette lecture, je me suis dit « Oui et??? ». Les mots vont peut-être être durs pour certains mais je ne vois pas l’intérêt de cette lecture ni ce que l’auteur a voulu faire avec son récit. Je trouve dommage d’aborder un sujet si important mais de pas prendre le temps d’aller au fond des choses…

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[Mavilyly] Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Le pianiste
Editeur: France Loisirs
Nombre de pages: 265 pages
Prix: 18,5 euros
Année de parution: 2001

 

Résumé:

Septembre 1939. L’invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d’un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au coeur de la ville. Là, il va subir l’horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l’enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire alliée…

 

Mon avis:

Il me semble avoir récupérer ce livre chez mon oncle grand lecteur lui aussi. Ensuite, je l’ai sorti de ma Pal pour le challenge Le Scrabble Littéraire que je fais sur Livraddict (en ce moment les challenges ça y va mais ils sont sans prises de tête donc ça me va ^^). Je partais dans cette lecture sans appréhension, ni attente particulière juste envie de découvrir encore un peu plus l’Histoire de cette Seconde Guerre Mondiale. Car oui bien sûr j’avais déjà entendu parler du ghetto de Varsovie mais il me semble pas l’avoir approfondi à l’école donc mes connaissances étaient vraiment minimes…

Forcément, j’ai appris plein de choses et j’ai surtout aussi été attristée parce que ces juifs polonais ont vécu eux aussi lors de cette guerre et ce génocide. Malheureusement à force d’en lire et de se renseigner, on se blinde un peu et on est moins touché par es récits. Ce n’est pas pour autant que ce texte est mauvais au contraire. Je pense que j’ai moins ressenti les choses aussi car l’auteur met beaucoup de distance et de détachement lorsque il écrit son histoire. Au début cela m’a fait bizarre puis finalement, je me suis dit que c’était intéressant aussi de vivre les faits sans trop d’émotions et de sentiments qui s’y mêlent… Et puis à la toute fin du texte, le fils de l’auteur qui est à l’initiative de cette réédition explique que Wladyslaw Szpilman a écrit ce récit dès la fin de son calvaire donc encore un peu sous le choc et sans prise de recul, ce qui explique sûrement ce détachement.

Pour autant la lecture de ce roman est très fluide, simple et très intéressante. Le pianiste est une histoire connue et reconnue, elle a même été produite en film donc je suis contente de l’avoir découverte et aimée.