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[Mavilyly] Assia mama est la de Meriam Rhaiem

Assia mama est la

Editeur: Michel Lafon
Nombre de pages: 172 pages
Prix: 16.95 euros
Année de parution: 2015

 

Résumé:

 » Ceci est un livre pour toi, mon Assia. Quand tu seras grande, il faudra que tu saches. Que tu saches que tu ne vois pas ton père car celui-ci a choisi la voie de la déraison, et que je ne peux vivre sans toi.  » Meriam s’est séparée de son mari en 2012. Celui-ci a été embrigadé par le Front al-Nosra, groupe djihadiste en lutte contre le régime de Bachar al-Assad. Elle l’a vu se radicaliser et embrasser les idéaux d’un islam extrémiste qui rejette sa position de femme et surtout exclut sa fille de son enfance : Assia ne doit pas jouer avec les autres enfants ni écouter de musique, quant à Meriam, elle est une mécréante car elle veut conduire et travailler. Cette histoire de séparation aurait pu se limiter à des questions d’organisation de garde alternée, mais l’esprit du djihad en veut plus. Le père d’Assia l’emmène loin de sa mère sur une terre d’insécurité :  » Je préfère qu’Assia meure en martyre plutôt qu’elle revienne en France « , annonce-t-il un jour à Meriam au téléphone alors qu’elle entend en arrière-plan les pleurs de sa fille l’implorant :  » Mama, mama !  » Vivre sans Assia, ce n’est pas vivre. Quitte à perdre la vie, autant que ce soit pour une cause qui en vaut la peine. Fin août, Meriam décide, sans l’aide des autorités, de partir chercher son enfant. En dépit des mises en garde des autorités françaises sur la dangerosité d’un tel périple, elle se rend finalement avec son frère en Turquie où elle réussit à convaincre son ex-mari de la rencontrer dans un hôtel à Hatay, près de la frontière syrienne. Le 2 septembre, les autorités turques rendent Assia à sa mère. Elles ont rejoint toutes les deux le sol français.

 

Mon avis:

Je partais confiante dans cette lecture, c’est un genre que je lis moins mais qui a été mon chouchou pendant de longues années. La en plus il était question d’enfants donc pas beaucoup d’hésitation.

Malheureusement, ce fût un échec cuisant. Une grosse déception pour moi. Si ej ne l’avais pas lu en LC avec StorieBooks, je ne l’aurais pas fini et pourtant il est vraiment cour; 172 pages avec le dernier tiers qui n’est plus l’histoire mais des lettres, des docs pour étayer ses propos.

Je ne minimise pas ce qu’a vécu cette maman, cela doit être vraiment horrible et je ne le souhaite à personne mais lorsque je lis un témoignage, j’aime que la personne prenne suffisamment de recul pour garder un regard objectif et nous relate les événements sans que les émotions prennent le dessus. alors qu’ici, on sent clairement que l’auteur a écrit les lignes avec toute sa colère, avec un besoin de vengeance et de balancer les choses. C’est compréhensible mais cela gâche notre compréhension.

Tout va en plus très vite, on n’enchaîne les choses sans réellement savoir comment, rien n’est détaillé. Bref, une lecture vraiment pas terrible pour moi. Si le sujet vous intéresse, lisez plutôt Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody…

 

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[Mavilyly] Un automne à Madison de Hugo Chatel

Un automne à Madison L'histoire d'une GPA

Editeur: Publishroom Factory
Nombre de pages: 138 pages
Prix: 12 euros
Année de parution: 2020

 

Résumé:

« Un automne à Madison » est un récit autobiographique racontant le périple d’un couple d’hommes pour devenir parents. Coparentalité avortée, passage devant un juge d’instruction, mêlés malgré eux à une affaire explosive, ils finiront par faire le choix d’une GPA aux Etats-Unis, dans l’état rural du Wisconsin.

« Un automne à Madison », c’est l’histoire d’une famille qui va naître sous les yeux du lecteur, tout au long d’un parcours parsemé de belles rencontres. Dans ce récit, l’auteur affirme qu’il est nécessaire de légiférer au sujet d’une « GPA éthique » pour éviter les dérives engendrées par le désespoir.

« Un automne à Madison » est une histoire pleine de sensibilité qui invite le lecteur à réfléchir sur la notion de famille.

 

Mon avis:

Quand j’ai vu ce titre sur @netgalleyfrance, je me suis empressée de le demander. Le sujet de la GPA n’est pas ou très peu abordé dans la littérature, je voulais donc voir ce que cela donnait. Surtout qu’ici nous sommes face à un témoignage.

Je ne donnerais pas mon point de vue sur ce sujet voué aux débats mais que sur mon ressenti lors de la lecture. J’ai beaucoup aimé en apprendre sur ce thème, j’ai aimé la simplicité et l’authenticité de Hugo Chatel.

Malheureusement, je trouvais que ça allait trop vite, j’en voulais plus. C’est un récit écrit comme un journal mais j’aurais aimé que l’auteur s’appesantisse plus sur ce qu’il a vécu, ce qu’il a du mettre en place.

Malgré tout, cela m’a donné envie de lire d’autre chose sur ce thème donc si vous connaissez, je suis preneuse.

 

 

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[Mavilyly] Tu verras maman, tu seras bien de Jean Arcelin

Tu verras maman, tu seras bien
Editeur: XO
Nombre de pages: 2019
Prix: 19.90 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

Pour la première fois, le directeur d’un EHPAD témoigne.

Pendant près de trois ans, Jean Arcelin a dirigé un EHPAD dans le sud de la France, avant de renoncer, épuisé par un trop-plein d’émotions et révolté par la faiblesse des moyens mis à sa disposition. Il a côtoyé le pire mais aussi le beau : l’existence de vieilles personnes isolées, le plus souvent sans visites, qui s’accrochent à la vie, se réconfortent, reconstituent des parcelles de bonheur.

Des femmes et des hommes qui l’ont ému aux larmes, l’ont fait rire aussi, et dont il raconte avec tendresse le quotidien.

En refermant ce livre, on pensera longtemps à cette vieille dame apeurée, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui vit une histoire d’amour magnifique avec un homme handicapé ; un homme qui lui dit pour la rassurer : « Je serai ta tête, tu seras mes jambes ! »

On s’insurgera surtout contre ces entreprises qui, par souci d’économie, laissent « nos vieux » trop souvent seuls, livrés à eux-mêmes faute de personnel, humiliés par le manque de soins et d’attention. « Comme si la société tout entière, affirme Jean Arcelin, voulait les enterrer vivants? »

Un récit tendre et glaçant.

En 2018, 1,4 million de Français étaient en situation de dépendance. Nous serons 5 millions en 2060.

En fin d’ouvrage, des conseils pour choisir un EHPAD et des solutions concrètes pour relever l’un des plus grands défis de nos sociétés vieillissantes.

 

Mon avis:

Je me rappelle que StorieBooks avait été extrêmement touchée par cet ouvrage et puis ma maman m’en a fait aussi l’éloge après l’avoir lu en une journée. Elles sont toutes deux professionnelles auprès de personnes âgées donc je comprends qu’il est particulièrement raisonné en elles.

Même si j’en lis moins, j’aime toujours autant ces récits qui nous parlent de ce monde où l’on vit sans en voir toutes ces facettes. Je connais très peu ce milieu de la gériatrie pourtant les propos relatés par Jean Arcelin m’ont parlé car je travaille avec les enfants et je pense que chaque professionnel travaillant avec l’humain est confronté aux problèmes évoqués par le roman, le financier qui suit pas, les moyens humains qui sont toujours trop peu, les batailles incessantes pour obtenir un si peu mais aussi ces moments magiques de rire, d’émotions, de lâcher prise…

Malgré que l’auteur ait décidé de modifier les noms des personnes, voire même d’en mixer deux pour n’en faire, on ressent toute sa sincérité et son envie de lever le voile sur le métier qu’il a exercé pendant 3 ans. Il ne cache rien, les failles, les incompréhensions, les aberrations mais aussi les relations entre les professionnels, entre les résidents et entre les résidents et professionnels. Bref ce que je veux dire par la, c’est qu’il ne se contente pas de balancer la misère et de revendiquer, il raconte son expérience dans sa globalité avec le mauvais mais aussi beaucoup de bon…

Forcément, c’est un ouvrage qui est dur, poignant et qui m’a noué le ventre à plusieurs reprise, je ne dirais pas le contraire. Cela fait peur car on sait que l’on sera tous confronté à cet état de dépendance – en tous les cas je l’espère – que ce soit pour nos parents, nos amis ou nous-même et après avoir lu ça, on se demande à quelle sauce on va être mangé surtout que l’on sait que malheureusement le monde ne va pas en s’arrangeant.

Je pense que Tu verras maman, tu seras bien mérite d’être lu par tous car c’est une vérité actuelle et il est important d’être informé au maximum sur ce que nos anciens vivent et ce qui nous attend sûrement. Et aussi toutes ces personnes qui se dévouent souvent beaucoup trop pour leur métier et qui y laisse une grande partie d’eux, il ne faut pas les oublier…

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[Mavilyly] Le tatoueur d’Auschwitz d’Heather Morris

Le tatoueur d'Auschwitz
Editeur: France Loisirs
Nombre de pages: 288 pages
Prix: 14.50 euros
Année de parution: 2019

Résumé:

L’histoire vraie de Lale Solokov, Juif chargé de tatouer les femmes arrivant à Auschwitz. C’est ainsi qu’il rencontre Gita et en tombe amoureux. Ensemble, ils partagent des moments volés au coeur de l’horreur, sans jamais perdre l’espoir d’être réunis à leur sortie du camp.

Mon avis:

Un livre sorti de la pal quasiment aussitôt après l’avoir acheté grâce à StorieBooks qui m’a proposé une LC dessus.

Je suis vraiment contente de m’être laissée tenter par ce roman car c’est un très très bon roman pour moi. On est face à un témoignage retranscris par un journaliste. Mais Heather Morris a réussi à me faire oublier que ce n’était pas Lale qui écrivait directement.

Lale et Gina se rencontre et ont un coup de foudre. Rien de bien surprenant pour une histoire d’amour sauf que le contexte ne le permet pas vraiment. En effet, ils sont tous les deux retenus dans le camps d’Auschwitz donc question intimité et romantisme, on est pas au top. Mais encore une fois, l’auteur arrive avec beaucoup de pudeur à nous transmettre cette amour dans ce milieu si cruel.

C’est un roman touchant, rempli d’espoir mais qui n’aspire pas à faire pleurer le lecteur. J’ai eu les larmes aux yeux forcément parce que je suis comme ça mais on sent bien que ce n’est pas la volonté des narrateurs.

Je suis peut-être naïve mais grâce à ce roman, j’ai appris que les juifs dans les camps pouvaient « collaborer » avec leurs gardiens. Je mets collaborer entre guillemet car on ne leur laissait pas vraiment le choix non plus. Mais malgré tout, certains que Lale travaillait en direct avec les matons et du coup avait des avantages et une voix plus forte que les autres. C’était intéressant de voir de quelle façon, il s’en servait, pour lui ou pour les autres. Je ne pensais pas que des déportés arrivaient ainsi à se démarquer et pouvaient grâce à ds actes ou des demandes particulières rendre la vie de tous les jours un tout petit peu plus facile.

Mon seul petit bémol sur ce roman, c’est la fin. J’ai aimé que l’auteur nous parle de la vie après Auschwitz mais j’aurais aimé que cela aille moins vite et qu’on y passe plus de temps. Mais bon je comprends que ce n’est pas forcément le sujet du récit.

Bref une très bonne lecture que je conseille, particulièrement aux férus d’Histoire.

 

 

Vous verrez un petit changement sur nos articles avis de livres. Avec Storiebooks nous avons décidé (suite à l’article de Valou Un temps pour elle) de ne plus noter les romans. On y mettra seulement la mention coup de coeur si c’est le cas mais vous ne verrez plus nos petites plumes à la fin des articles.
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[Mavilyly] Petit pays de Gaël Faye

Petit pays

Résumé:

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Mon avis:

J’ai d’abord découvert Gaël Faye en tant que slameur grâce à l’émission Taratata! J’ai adoré sa prestation puis quelques mois plus tard j’ai appris la sortie de son livre parlant de son enfance au Burundi et tous les drames qu’il y a vécu. Les différents avis que j’ai lu sur ce récit ont conforté mon idée qu’un jour, je lirais ce témoignage!

Je remercie encore la bibliothèque de ma ville qui a eu la bonne idée de l’acheter et donc m’a permis de le découvrir plus vite que prévu…

C’est difficile de donner son avis sur un livre tel que Petit pays. Forcément on est touché, forcément on est choqué et je pense que rien que pour ça on est obligé de vivre pleinement notre lecture et d’une certaine manière aimer notre lecture. Il ne faut pourtant pas oublier que c’est un roman dur et poignant. Il est à mettre entre toutes les mains mais celles-ci doivent s’accompagner du coeur du lecteur. Il doit être prêt à s’ouvrir et à accepter la douce souffrance de Gaël Faye.

Ce qui change beaucoup par rapport à d’autres témoignages, c’est la prose de Gaël Faye. Comme je le disais, il est slameur et cela se ressent. Il a écrit son histoire avec de la poésie, de la sensibilité et des mots qui s’en occulter ce qu’il raconte, amènent de la douceur et de la beauté à son enfance.

A la fin de ma lecture, je me suis dit que certes ce jeune a voulu nous raconter les choses horribles qu’il a vu, entendu, le massacre de son peuple, la violence des plus jeunes… mais il a aussi voulu montrer la beauté de son petit pays, le Burundi. Il garde une belle image de son pays et de bons souvenirs de son enfance.

Pour moi, ce texte est avant tout une déclaration d’amour au Burundi que Gaël Faye a toujours considéré comme son chez lui malgré les années vécues en France. Malgré tout ce qu’il a pu y vivre, il y a été heureux et c’est là-bas qu’il a appris la vie et surtout, il compte bien y être à nouveau heureux.

Un très beau texte vraiment mais je mets en garde quand même qu’il faut être prêt à le lire et à se consacrer complètement à cette lecture pour l’apprécier à sa juste valeur!

 

Ma note:

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Je vous mets le lien vers le clip du slam Petit Pays de Gaël Faye: https://youtu.be/XTF2pwr8lYk

Gahugu gatoyi : Petit pays
Gahugu kaniniya : Grand pays
Warapfunywe ntiwapfuye : Tu as été froissé mais tu n’es pas mort
Waragowe ntiwagoka : Tu as souffert, mais la souffrance ne t’a pas abattu

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[Mavilyly] Une larme m’a sauvé d’Angèle Lieby

Résumé:

Transportées aux urgences de l’hôpital de Strasbourg pour un malaise, Angèle Lieby commence à avoir des difficultés à s’exprimer, puis perd connaissance. On la plonge dans un coma artificiel pour l’intuber. Le quatrième jour, elle ne se réveille pas. Or Angèle est consciente et souffre sans pouvoir réagir. Pour le personnel médical, elle est très vite considérée comme morte. Le miracle : une larme.
Le 25 juillet, jour de l’anniversaire de son mariage, sa fille aperçoit une larme au coin de son oeil. Elle avertit le personnel médical qui rétorque que c’est impossible. Puis Angèle bouge le petit doigt. Commence alors une longue période de rééducation qui va durer presque un an. Un cas exceptionnel pour la science. La maladie d’Angèle est le syndrome de Bickerstaff. Il peut se déclencher après une infection aussi commune qu’une rhinopharyngite… Son cas est exceptionnel pour la science. Il fait l’objet de présentations dans divers congrès de médecine et de recherches.

En Alsace où elle vit, Angèle a rencontré Hervé de Chalendar, journaliste à l’ Alsace. Ému par son histoire, il en a fait le récit dans le quotidien où il travaille et a obtenu le prix Hachette. Ensemble, ils ont décidé d’écrire un livre…

 

Mon avis:

j’ai déjà lu ce livre lorsqu’on me l’a offert mais à l’époque je n’avais pas mon blog donc je n’en avais jamais parlé. Je ne suis pas gênée par le fait de relire un livre au contraire, je le faisait très souvent avant d’avoir une PAL qui déborde… J’avais un très bon souvenir de cette lecture mais je me suis rendu compte au fil des pages que je mélangeais deux livres en un…

Je ne peux pas enlever le fait que ce livre est touchant, choquant et percutant. Ce que vit Angèle Lieby pendant son coma est juste affreux et heureusement qu’elle avait l’amour des siens pour l’aider et la sauver. C’est difficile d’en vouloir à la profession médicale même si certains de ces gestes sont juste insupportable pour le lecteur alors imaginez pour Angèle… On peut pas leur en vouloir parce qu’ils travaillent avec ce qu’ils savent et ils sont loin de tout connaître. Malgré tout, certains passages sont choquants et font froid dans le dos.

Il est très intéressant d’avoir le point de vue de celui qui entend tout, ressent tout mais ne peux rien communiquer même si cela est douloureux. Je pense que cela peut redonner espoir et nous convaincre qu’il ne faut pas arrêter de parler à une personne qui ne vous répond pas.

Une larme m’a sauvé est un très beau témoignage, rare et vital à mon sens.

J’y mettrais un bémol tout de même parce que je me suis sentie mal à l’aise par moment. Je ne veux choquer personne avec ce que je vais dire. Si je me mets à la place d’Angèle Lieby, je comprends chaque mot qu’elle a écrit, la colère, la souffrance qu’elle vit, je ne voudrais que personne ne les vive. Mais voila en tant que lecteur, j’ai trouvé que la colère était peut-être trop présente dans l’écrit, on la ressentait trop. Je me sens pas bien à écrire ça mais voila je veux être franche et pour ça je dois vous dire tout ce que j’ai ressenti pendant ma lecture que ce soit politiquement correct ou non. Cela n’enlève rien au fait qu’il faille lire ce livre juste pour essayer de se rendre compte…

 

Ma note:

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[Mavilyly] Tous les enfants m’appellent maman de Kathy Harrison

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Résumé:

Kathy consacre son temps, son énergie et son amour aux enfants : les siens, ceux qu’elle a adoptés et ceux que les services sociaux lui confient. Elle nous raconte, dans un style simple et honnête, ses difficultés (nombreuses), ses échecs parfois, mais aussi ses joies. Elle nous montre comment l’équilibre familial, toujours précaire, est menacé lorsqu’arrive ou part l’un de ces enfants, et nous fait prendre conscience que la bonne volonté seule ne suffit pas pour aider un enfant en difficulté. Ce récit est aussi une très belle histoire d’amour entre une de ces enfants, meurtrie,et Kathy, cette mère dévouée.

Mon avis:

Ces livres qui parlent de familles d’accueil m’ont toujours fasciné et me fascineront toujours. C’est un métier que je garde en tête et qui pourrait vraiment m’intéresser à un moment de ma vie. Je suis très souvent émue en les lisant et avec Tous les enfants m’appellent maman, mes yeux se sont aussi humidifiés.

Kathy nous dévoile à travers lui son quotidien entrecoupé par les accueils des enfants aux vies courtes mais déjà bien mouvementées. Elle y parle des relations différentes qu’elle lie avec les enfants, relations qui peuvent être très compliquées ou alors très belles au point d’adopter l’enfant. Elle nous parle aussi des progrès qu’elle voit chez ses protégés, de ce qu’elle voit dans leurs yeux et de la confiance qu’ils lui donnent. Et surtout elle nous raconte le déchirement que c’est pour elle et pour certains membres de sa famille lorsque l’un des enfants doit retourner dans son domicile ou qu’il est adopté.

J’ai trouvé ce récit complet sans pour autant rentrer trop dans leur intimité. En à peine 300 pages, Kathy Harrison nous offre un condensé de ce qu’elle vit, ce qu’elle voit avec ses désillusions mais aussi ses espoirs.

Même si ce n’est pas le sujet principal du livre, Kathy parle très bien du fait qu’elle doit aussi prendre en compte et protégé sa famille, son mari et ses enfants. Déjà c’est rare qu’elle prenne la décision d’accueillir tel ou tel enfant sans l’aval de Bruce et sans avoir pensé aux conséquences que cela pourraient impliquer dans son foyer. Cela l’a rendu encore plus humaine malgré le fait qu’elle devait refuser certains enfants. Elle avait toujours une bonne excuse et elle en était jamais la cause…

Je pense que c’set un livre qu’il faut lire si vous vous intéressez à ce métier mais sinon à voir parce qu’il ne s’y passe pas grand chose et ce n’est pas romancé donc je ne sais pas si intéresserait autrement!

 

Ma note:

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[Mavilyly] Lettres à l’absente de Patrick Poivre d’Arvor

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Résumé:

Comme des milliers d’adolescentes en France, Solenn, seize ans, est atteinte d’anorexie mentale : une maladie d’origine psychologique qui conduit le sujet à refuser toute alimentation, au point de mettre sa vie en péril. Solenn est l’  » absente  » de cette bouleversante lettre ouverte, dans laquelle Patrick Poivre d’Arvor, en marge de la vie trépidante d’un journaliste vedette de la télévision, s’interroge inlassablement sur les causes, sur l’aide aussi qu’il peut apporter à son enfant.
Et dévoile la souffrance d’un père par-delà son aura d’homme public.

Mon avis:

Après avoir lu La talisman, j’avais besoin de quelque chose qui change complètement. Me voila parti avec Lettres à l’absente, petit écrit d’un père pour sa fille malade. Je parle d’un père parce que j’ai complètement occulté le fait que l’auteur est une personne connue et reconnue pour ne garder que l’homme.

J’ai un ressenti particulier avec ce livre parce que j’ai été par moment mal à l’aise. Je m’explique. Pour moi, et il le dit aussi, PPDA a écrit ce livre pour sa fille, il veut lui démontrer son amour et son soutien, mais du coup le lecteur est à mon sens, de trop!

Après on ne peut pas enlever la beauté du récit. C’est juste une « lettre » ouverte sur le coeur de ce père qui ne sait plus ce qu’il doit faire, quoi dire mais qui malgré tout doit continuer à vivre, à travailler, et surtout à être fort pour sa fille, Solenn, et sa famille!

En bref, un écrit touchant mais qui est peut-être un peu trop intime!

 

Ma note:

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[Mavilyly] Vive la liberté de Mathob Mahmoody

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Résumé:

5 février 1986 : hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille Mahtob voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont enfin libres après avoir vécu 18 mois de cauchemars en Iran, séquestrées et maltraitées par un mari et père devenu un fanatique religieux. Rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille, Betty n’aura dès lors de cesse de dénoncer les outrances archaïques d’un pays où la femme n’existe plus. Jamais sans ma fille, son livre devenu un best-seller et le film qui en est tiré, l’ont rendu célèbre à travers le monde entier. Agée de quatre ans à l’époque, Mathob est restée dans les consciences collectives comme la fameuse ‘fille ‘de l’histoire. Aujourd’ hui âgée de trente-deux ans, elle a décidé de témoigner, pour la première fois. Dans Un si long chemin vers la liberté, la jeune femme revient sur son extraordinaire histoire. Elle raconte comment elle a vécu tous les événements (son kidnapping, la violence, la fuite …), comment elle surmonté cette enfance profondément traumatisante, comment des années durant elle a vécu sous la menace de la vengeance de son père, comment elle a réussi à dépasser ses traumatismes pour se construire une vie épanouissante. Ce livre haletant et bouleversant qui nous entraîne du Michigan à Téhéran nous rappelle la terrible réalité de la révolution iranienne, il nous fait partager le bonheur d’une jeune enfant puis sa terreur face à la perte de l’amour paternel. Mahtob Mahmoody réussit avec brio à nous conduire dans les méandres de son âme blessée et à raconter le processus par lequel elle s’est reconstruite et pour aujourd’ hui accepter son héritage culturel persan et… pardonner.Un témoignage bouleversant sur la résilience.

Mon avis sur le « tome 1 »

Mon avis:

C’est une lecture particulière que j’ai faite avec ce roman. J’ai lu Jamais sans ma fille il y a quelques mois maintenant et je trouvais intéressant d’avoir le point de vue de la petite fille qu’on avait suivi en même temps que Betty.

Et en effet, j’ai trouvé que c’était une bonne façon de compléter le premier récit. Et forcément les yeux et les ressentis ne  sont pas les mêmes qu’un adulte même en vivant les mêmes choses. Malgré tout, Mathob ne nous raconte pas réellement ce qu’elle a vécu mais surtout ce que cela implique pour elle. Bien sûr, elle revient sur des évènements qui l’ont marqué mais surtout afin de nous faire comprendre la femme qu’elle est devenue.

J’ai regretté de ne pas aller plus dans le passé de Mathob mais en même temps, je me disais que si elle était trop dans le détail, cela ne serait plus crédible! Elle nous révèle ce qui l’a marqué, ce qui lui ai revenu et tout devient réaliste! Même si tout est un peu longuet…

Bref, j’ai aimé ma lecture mais j’ai un goût de trop peu. Il me reste Jamais sans ma fille 2 dans ma PAL donc on verra!!!

 

Ma note:

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[Mavilyly] Je voulais juste rentrer chez moi de Patrick Dils

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Résumé:

Condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir avoué le meurtre de deux enfants, il n’a cessé de clamer son innocence. L’adolescent perdu qu’il était lors de son arrestation s’est retrouvé pris dans un engrenage. Des aveux extorqués par la police, des détails omis, un procès mal mené, et il se retrouve confronté à l’horreur de la prison. A une période essentielle pour la construction de sa personnalité, Patrick Dils a dû faire face à la maltraitance et à l’humiliation régissant l’univers carcéral

Mon avis:

Peut-être que certains d’entre vous connaissent l’histoire de Patrick Dils. Pour ma part j’ai un vague souvenir de sa libération mais tout le reste est inconnu, je n’étais même pas née au moment des faits, c’est vous dire.

Pourtant l’histoire m’a intéressé et j’ai été plutôt révoltée pendant ma lecture. A ce jour, on sait que Patrick Dils mais pendant tout le livre on nous montre comment sa culpabilité a été orchestrée. On ne peut qu’être choqué par ce besoin d’un coupable qui nous fait croire n’importe quoi et surtout fermer les yeux sur ce qui nous prouve le contraire.

Je trouve affligeant que malgré à grand nombre de procès, toutes ces personnes ont préféré se rassurer en enfermant un innocent plutôt que d’imaginer qu’un meurtrier était toujours dans la rue. Encore aujourd’hui, quand j’y pense, je suis mal à l’aise avec ça surtout que je me dis combien de personne sont dans le même cas que Patrick Dils et combien le seront dans l’avenir…

Si je me penche sur l’écriture même du livre, je l’ai trouvé simple, c’est écrit en langage parlé, ce qui donne du poids je trouve au récit et criant de vérité. Maintenant, j’ai trouvé que l’auteur était assez plaintif et il a le droit de le faire étant donné ce qu’il a vécu mais par moment cela m’agaçait. Je sais que ça ne va pas plaire particulièrement que je dis ça mais ma personne n’aime pas les gens qui se plaignent, c’est pas bien mais c’est moi ^^.

Je vous conseille cette lecture. Si vous connaissez ce fait, vous en apprendrez plus et si vous ne connaissez pas, je trouve intéressant de l’apprendre…

Ma note:

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