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[Mavilyly] Tu verras maman, tu seras bien de Jean Arcelin

Tu verras maman, tu seras bien
Editeur: XO
Nombre de pages: 2019
Prix: 19.90 euros
Année de parution: 2019

 

Résumé:

Pour la première fois, le directeur d’un EHPAD témoigne.

Pendant près de trois ans, Jean Arcelin a dirigé un EHPAD dans le sud de la France, avant de renoncer, épuisé par un trop-plein d’émotions et révolté par la faiblesse des moyens mis à sa disposition. Il a côtoyé le pire mais aussi le beau : l’existence de vieilles personnes isolées, le plus souvent sans visites, qui s’accrochent à la vie, se réconfortent, reconstituent des parcelles de bonheur.

Des femmes et des hommes qui l’ont ému aux larmes, l’ont fait rire aussi, et dont il raconte avec tendresse le quotidien.

En refermant ce livre, on pensera longtemps à cette vieille dame apeurée, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui vit une histoire d’amour magnifique avec un homme handicapé ; un homme qui lui dit pour la rassurer : « Je serai ta tête, tu seras mes jambes ! »

On s’insurgera surtout contre ces entreprises qui, par souci d’économie, laissent « nos vieux » trop souvent seuls, livrés à eux-mêmes faute de personnel, humiliés par le manque de soins et d’attention. « Comme si la société tout entière, affirme Jean Arcelin, voulait les enterrer vivants? »

Un récit tendre et glaçant.

En 2018, 1,4 million de Français étaient en situation de dépendance. Nous serons 5 millions en 2060.

En fin d’ouvrage, des conseils pour choisir un EHPAD et des solutions concrètes pour relever l’un des plus grands défis de nos sociétés vieillissantes.

 

Mon avis:

Je me rappelle que StorieBooks avait été extrêmement touchée par cet ouvrage et puis ma maman m’en a fait aussi l’éloge après l’avoir lu en une journée. Elles sont toutes deux professionnelles auprès de personnes âgées donc je comprends qu’il est particulièrement raisonné en elles.

Même si j’en lis moins, j’aime toujours autant ces récits qui nous parlent de ce monde où l’on vit sans en voir toutes ces facettes. Je connais très peu ce milieu de la gériatrie pourtant les propos relatés par Jean Arcelin m’ont parlé car je travaille avec les enfants et je pense que chaque professionnel travaillant avec l’humain est confronté aux problèmes évoqués par le roman, le financier qui suit pas, les moyens humains qui sont toujours trop peu, les batailles incessantes pour obtenir un si peu mais aussi ces moments magiques de rire, d’émotions, de lâcher prise…

Malgré que l’auteur ait décidé de modifier les noms des personnes, voire même d’en mixer deux pour n’en faire, on ressent toute sa sincérité et son envie de lever le voile sur le métier qu’il a exercé pendant 3 ans. Il ne cache rien, les failles, les incompréhensions, les aberrations mais aussi les relations entre les professionnels, entre les résidents et entre les résidents et professionnels. Bref ce que je veux dire par la, c’est qu’il ne se contente pas de balancer la misère et de revendiquer, il raconte son expérience dans sa globalité avec le mauvais mais aussi beaucoup de bon…

Forcément, c’est un ouvrage qui est dur, poignant et qui m’a noué le ventre à plusieurs reprise, je ne dirais pas le contraire. Cela fait peur car on sait que l’on sera tous confronté à cet état de dépendance – en tous les cas je l’espère – que ce soit pour nos parents, nos amis ou nous-même et après avoir lu ça, on se demande à quelle sauce on va être mangé surtout que l’on sait que malheureusement le monde ne va pas en s’arrangeant.

Je pense que Tu verras maman, tu seras bien mérite d’être lu par tous car c’est une vérité actuelle et il est important d’être informé au maximum sur ce que nos anciens vivent et ce qui nous attend sûrement. Et aussi toutes ces personnes qui se dévouent souvent beaucoup trop pour leur métier et qui y laisse une grande partie d’eux, il ne faut pas les oublier…

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[Mavilyly] Libre d’aimer d’Olivier Merle

libre d'aimer
Editeur: XO
Nombre de pages: 464 pages
Prix: 19.90 euros
Année de parution: 2019

Résumé:

Juillet 1942. Elle s’appelle Esther, elle a vingt ans, elle est juive. Ses parents ont été arrêtés, elle erre dans les rues de Paris, perdue et terrifiée. Alors qu’elle se repose sur un banc, son regard croise celui d’une femme élégante, plus âgée qu’elle, qui fume de longues cigarettes à la terrasse d’un café. Esther ne le sait pas encore mais sa rencontre prochaine avec Thérèse Dorval, l’épouse d’un homme cynique et violent qui collabore avec les Allemands, va bouleverser sa vie. Naissance d’un désir irrésistible, en pleine tragédie. Amour interdit de deux femmes emportées par le feu de la passion. À Dinard, où elles se réfugient, elles devront, sous la pluie des bombes alliées, décider de leur destin?: se séparer pour tenter de survivre ou accepter de mourir par amour.

 

Mon avis:

Je vais commencer par remercier les éditions XO ainsi que le site NetGalley pour l’envoi de ce roman et m’excuser pour l’attente de cette chronique.

Libre d’aimer est un roman qui avait beaucoup de bons points pour me plaire mais malheureusement deux choses sont venues ternir mon ressenti.

J’étais curieuse de découvrir le roman d’Olivier Merle de par son contexte de la Seconde Guerre Mondiale surtout que l’auteur se concentre sur les conditions des femmes à cette époque. On suit donc Esther, jeune juive qui a vu ses parents se faire emmener par la police française et Thérèse, jeune femme qui mène une vie plutôt sympa au vu des événements. Elles se rencontrent et comme le dit le résumé, tombent amoureuses.

Vous conviendrez qu’à ce moment de l’Histoire les femmes n’avaient pas vraiment voix au chapitre, elles étaient complètement sous le joug de leur père ou mari plus tard, et je pense que ça fait du bien de nous le rappeler de temps en temps. Mais en plus de ça, Esther et Thérèse ont une sexualité absolument réprouvée dans ces années. Elles doivent donc se battre et se cacher perpétuellement. J’ai vraiment aimé me plonger dans la vie de « mes ancêtres » et me rappeler que des choses qui me paraissent acquises aujourd’hui ne l’étaient pas il y a pas si longtemps que ça. Un exemple? Une femme qui voulait travailler devait avoir l’accord de son père ou son mari!!!!

En plus de ça l’auteur a une plume très sympathique qui rend la lecture fluide et facile. Malgré tous ces points, j’ai eu du mal avec ce livre car je n’ai absolument pas accroché aux personnages qui pour l’une est tellement naïve et sous la coupe de l’autre qu’elle m’énervait et pour la deuxième ce sont ces caprices et sa personnalité de petite fille gâtée qui m’insupportait. On rajoute à ça, une fin pour moi un peu trop facile qui ne m’a pas convaincu. Durant tout le récit, l’auteur joue sur le fil, nous fait croire au pire pour finalement finir dans le monde des bisounours ^^. Plus ça va et plus je me rends compte que j’aime lorsque les romans n’ont pas un happy end total, comme dans la vraie vie quoi, à moins de lire une pure romance, un chick-lit où la je suis prévenue avant même de commencer ma lecture.

Bref, je ne peux pas vous déconseiller Libre d’aimer car si, contrairement à moi, vous accrochez avec les personnages c’est quasiment gagné, mais en même temps il ne sera pas dans la liste des romans que je recommanderais autour de moi.

 

Ma note:

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